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Courir 47 km pour mes 47 ans!

Courir 47 km pour mes 47 ans!

Dans son livre The Comfort Crisis, l’auteur Michael Easter nous invite à sortir de notre zone de confort en ayant recours à un « misogi ». Ce mot japonais désigne un défi personnel à accomplir en nature et qui répond principalement à deux critères :

1-Il doit être très difficile à relever – une probabilité de succès de 50 %

2-Il ne doit pas causer la mort

Je me suis donc inspiré de ce concept pour m’offrir un cadeau pour souligner mon 47e anniversaire. En effet, j’ai décidé de courir 47 km (29,14 miles), question de tester mes aptitudes physique et mentale. D’après le Dr Mark Seery, psychologue à l’Université de Buffalo, la réalisation de défis de taille nous fait prendre conscience de notre capacité à composer avec les aléas de la vie.

La bonne nouvelle est que j’ai parcouru la distance visée en 5 heures, 19 minutes et 22 secondes et, surtout, je ne suis pas mort!

Pour terminer, je tiens à remercier mes entraîneurs Guillaume Lafleur-Smith et Xavier Desharnais pour le conditionnement physique ainsi que l’équipe de professionnels de la santé de la clinique Activcoop qui m’a suivi tout au long de ma préparation. Sans oublier ma conjointe Nadine Laliberté qui m’a soutenu dans cette belle aventure!

P.S. En fin de journée, je me suis rendu compte que j’avais mal converti les kilomètres en miles. Pour faire mon calcul, j’ai utilisé un ratio de 0,62 mile par kilomètre au lieu de 0,6214 mile! Ainsi, pour être tout à fait honnête, il me manque environ 110 mètres pour compléter les 47 km. Eh oui, l’erreur est humaine!

Source :

Michael Easter. The Comfort Crisis: Embrace Discomfort To Reclaim Your Wild, Happy, Healthy Self. Rodale Books, 2021.

Un p’tit truc pour flusher nos erreurs

Un p’tit truc pour flusher nos erreurs

Pour souligner mon anniversaire la semaine prochaine, j’ai décidé de me faire un cadeau en m’achetant (roulement de tambours)… une toilette en plastique miniature!

Cette idée m’est venue après avoir visionné une capsule vidéo réalisée par l’auteur à succès Daniel Pink. Ce dernier relate une anecdote évoquée par Jennie Finch, une joueuse de softball, dans son livre intitulé Throw Like A Girl.

Dans une partie de softball, les erreurs sont monnaie courante. Pour maintenir un niveau de concentration élevé, le psychologue sportif de l’équipe a suggéré de recourir à une toilette en plastique miniature. En effet, chaque fois qu’une joueuse commettait une erreur (retrait au bâton, mauvais lancer ou balle passée), lors de son retour au banc, elle devait la flusher pour symboliser le lâcher-prise! Selon Jennie Finch, cette technique permet d’atténuer l’impact émotionnel négatif des erreurs sur l’état d’esprit.

J’ai donc l’intention d’utiliser ce principe en complément d’une brève analyse des raisons qui ont causé l’erreur dans le cadre de mes activités professionnelles. Que ce soit la fatigue, le stress ou le manque d’information, mon objectif principal est de tirer des leçons de mes erreurs. Par la suite, afin d’être en mesure de tourner la page, j’active la chasse d’eau pour flusher cette erreur dans le but de préserver mon capital émotionnel!

Et vous, avez-vous un truc pour « faire le vide mental » à la suite d’une erreur?

Sources :

Daniel Pink. Pincast 4.12. : This is how a tiny toilet can help you move beyond your screwups. The Pinkcast, 24 août 2021.

Jennie Finch et Anne Killion. Throw Like a Girl: How to Dream Big & Believe in Yourself. Triumph Books, 2011.

 

L’étonnant pouvoir des rituels

L’étonnant pouvoir des rituels

À ma grande déception, Rafael Nadal a déclaré forfait pour le US Open en raison d’une douleur au pied. En plus d’être un redoutable joueur de tennis, je suis fasciné par les nombreux rituels sur lesquels il s’appuie afin de demeurer concentré et de faire taire son critique intérieur. Pour reprendre ses propres mots, « c’est une façon de mettre de l’ordre dans ma tête ».

Voici quelques exemples de rituels qu’il réalise avant le début d’un affrontement : il prend une douche froide, il fait son entrée sur le terrain avec sa raquette à la main, il refuse de marcher sur les lignes blanches, il saute près du filet pendant le tirage au sort et après avoir déposé son sac, et il s’assure que son badge d’identification soit bien visible sur sa chaise!

Dans le monde du sport professionnel, il est fréquent de voir des athlètes recourir à de telles pratiques. Par exemple, Patrick Roy, l’un des meilleurs gardiens de but de son époque, avait l’habitude de parler aux poteaux de son filet. De plus, Wade Boggs, l’ancien joueur étoile du baseball, mangeait du poulet avant chaque partie et, que dire de Lyoto Machida, l’ancien combattant d’UFC (Ultimate Fighting Championship), qui buvait régulièrement un verre de son urine!

Pour ces athlètes, les rituels semblent revêtir une grande importance. Mais dans les faits, est-ce une stratégie valable? À ce sujet, un groupe de chercheurs a mené une expérience fort intéressante lors de laquelle les participants devaient interpréter la chanson à succès Don’t Stop Believin’ du groupe Journey.

Avant de commencer leur prestation, ils ont été séparés en deux groupes en fonction d’une instruction précise : le premier groupe devait exécuter un court rituel imposé, alors que le deuxième groupe devait s’asseoir en silence pendant une minute. Par la suite, un ordinateur a évalué leur performance en leur attribuant une note sur une échelle de 0 % à 100 %; 0 % étant une « performance lamentable » et 100 % représentant une « performance remarquable ». De plus, l’ensemble des sujets ont répondu à un questionnaire pour évaluer si le fait de recourir à un rituel influait ou non sur leur niveau d’anxiété sur une échelle allant de 1 (faible) à 7 (élevé).

Eh bien, les résultats ont confirmé les bienfaits du rituel. En plus de livrer une meilleure performance vocale (78 % contre 66 %), les participants de la première condition ont affiché un degré d’anxiété moindre (4 contre 6)!

Alors, la prochaine fois que vous ferez face à un enjeu de taille, je vous invite à faire appel à un rituel en vue d’amoindrir votre anxiété et de maximiser votre performance! Je suis aussi curieux de savoir, pratiquez-vous déjà certains rituels, que ce soit dans un contexte professionnel ou personnel?

Sources :

Alison Wood Brooks, Julianna Schroeder, Jane Risen, Francesca Gino, Adam D. Galinsky, Michael I. Norton et Maurice Schweitzer. Don’t Stop Believing: Rituals Improve Performance by Decreasing Anxiety. Organizational Behavior and Human Decision Processes 137, p. 71-85, novembre 2016.

Chris Chase. The definitive guide to Rafael Nadal’s 19 bizarre tennis rituals. USA Today Sports, 5 juin 2014.

Ethan Kross. Chatter: The Voice in Our Head, Why It Matters, and How to Harness It. Crown, 2021.

Laurie Santos. Episode 3: Boldly Go Like Yuri Gagarin. The Happiness Lab, 30 août 2021.

 

L’incroyable potentiel de la patience

L’incroyable potentiel de la patience

Connaissez-vous l’histoire du bambou chinois?

C’est une analogie imagée et abondamment utilisée dans le domaine de la croissance personnelle pour mettre en lumière l’importance de garder le cap et de faire confiance à la qualité du processus.

Le Dendrocalamus sinicus est une variété de bambou présente en Chine pouvant atteindre 30 mètres de haut en l’espace de cinq ans.

Piqué par la curiosité, vous décidez de planter des graines et de les arroser régulièrement, excité à l’idée de voir le résultat final.

Quelques semaines plus tard, aucune pousse n’est sortie de la terre. Malgré tout, vous continuez à entretenir les semences puisque vous faites confiance au processus.

Après une année, une deuxième, une troisième, une quatrième, toujours rien ne sort de la terre.

Encore une fois, vous persévérez dans vos efforts et un mois avant la fin de la cinquième année, une pousse se pointe finalement le bout du nez!

Ce qui se passe par la suite est plutôt spectaculaire.

Le bambou se met à pousser à une vitesse de 1 mètre par jour pour atteindre 30 mètres en 1 mois!

La morale de cette histoire est lorsque l’on débute un projet qui nous tient à cœur, il faut résister à la tentation d’abandonner simplement parce que l’on n’obtient pas le résultat escompté à court terme. En plus de faire confiance à notre processus, il faut être prêt à mettre beaucoup d’efforts et, surtout, à ne pas se décourager et à accepter les hauts et les bas inévitables auxquels nous devrons faire face. Ainsi, tôt ou tard, tout comme l’illustre si bien le bambou chinois, notre patience sera récompensée par des résultats bien au-delà de nos attentes!

 

Source :

Manon Lamothe. Connais-tu l’histoire du bambou chinois géant ? 24 septembre 2020.

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