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Quand la boue révèle la résilience du lotus

Quand la boue révèle la résilience du lotus

Un jour, le moine bouddhiste zen Thich Nhat Hanh a proclamé : « Pas de boue, pas de lotus. »

Cette affirmation a été une découverte étonnante pour moi. J’ignorais en effet que les feuilles et les fleurs du lotus surgissent toujours propres et immaculées de l’eau, bien qu’elles prennent racine dans la boue, fréquemment au cœur d’eaux stagnantes ou polluantes.

Cette perspective nous encourage à aborder les défis et les épreuves de la vie avec une attitude d’acceptation et de compréhension, reconnaissant en eux des occasions de croissance et de transformation personnelle. Elle souligne également que la beauté et la pureté peuvent naître des situations les plus inattendues ou ardues.

De la même façon que la boue nourrit le lotus, je vous invite à percevoir vos défis personnels comme des catalyseurs pour maximiser votre potentiel. Ils vous offrent l’occasion de vous métamorphoser et de révéler une version encore plus aboutie de vous-même !

Source :

Brad Stulberg (2023). Master of Change. HarperCollins.

Crédit image : Depositphotos

Trois équations qui invitent à la réflexion

Trois équations qui invitent à la réflexion

Aujourd’hui, je vous présente trois équations particulièrement pertinentes que j’ai apprises au fil de mes lectures, notamment dans les excellents ouvrages Master of Change de Brad Stulberg et Build the Life You Want d’Arthur C. Brooks et Oprah Winfrey.

1- Satisfaction personnelle = Ce que l’on a/Ce que l’on veut

La satisfaction personnelle renvoie à un état émotionnel positif qui découle de l’évaluation de ses propres expériences, actions et réalisations tout au long de sa vie.

D’un point de vue strictement rationnel, l’adage « plus nous possédons, mieux c’est » semble prévaloir.

Toutefois, le hic est que nous sommes rarement pleinement satisfaits, ce qui engendre un cercle vicieux dans lequel nous aspirons constamment à obtenir davantage.

La solution réside alors dans l’expression de la gratitude pour ce que nous avons, tout en modérant nos désirs.

2- Bonheur = réalité – attentes

En 2004, dans le cadre d’une entrevue réalisée avec une journaliste du New York Times Magazine, le célèbre astrophysicien Stephen Hawking s’est fait poser la question suivante :

« Comment faites-vous pour garder un moral aussi bon? »

Il faut comprendre que depuis les 40 dernières années, il souffre de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une pathologie neurodégénérative causant une insuffisance respiratoire ainsi qu’une perte de mobilité.

Il a alors répondu ceci : « À 21 ans, mes attentes ont été réduites à néant. Tout ce qui s’est passé par la suite n’a été que du bonus. »

Ainsi, on peut supposer qu’en diminuant ses attentes, la réalité nous rend plus heureux.

3- Souffrance = douleur x résistance

Imaginez ressentir une douleur aiguë dans le bas du dos. Sur une échelle d’un à dix, vous cotez votre douleur à six.

Imaginez ensuite que cette douleur se transforme en une source majeure de frustration. Non seulement elle gâche votre journée, mais elle suscite également la crainte de devoir renoncer à une randonnée prévue ce week-end avec vos amis. Le fait que l’anti-inflammatoire que vous venez de prendre ne produise aucun effet n’améliore pas la situation. Rapidement, votre inquiétude se mue en pensées catastrophiques et la peur que la douleur ne disparaisse jamais s’installe.

Au-delà des six unités de douleur déjà ressenties s’ajoutent maintenant sept unités de résistance. Toutefois, la résistance ne s’additionne pas simplement à la douleur; elle la multiplie. Autrement dit, la souffrance ne se confond pas avec la douleur : elle est le résultat de la douleur multipliée par la résistance.

Dans cet exemple, vous vous retrouvez avec quarante-deux unités de souffrance, soit six unités de douleur multipliées par sept unités de résistance. Plus vous résistez à la douleur, plus votre douleur s’intensifie de manière exponentielle.

Et puis, parmi les trois équations présentées, laquelle vous interpelle le plus?

Sources :

Arthur C. Brooks et Oprah Winfrey (2023. Build the Life You Want. Portfolio/Penguin

Brad Stulberg (2023). Master of Change. HarperCollins.

Deborah Solomon (2004). The Science of Second-Guessing, The New York Times Magazine.

Sarah Sermondadaz (2018). La longévité de Stephen Hawking, un mystère de la chance. Sciences et Avenir.

Crédit image :

Sébastien Bolduc

 

 

 

Réévaluer nos insuccès : le pouvoir de la gratitude

Réévaluer nos insuccès : le pouvoir de la gratitude

L’expression « À quelque chose malheur est bon » illustre le concept selon lequel, même dans une situation malheureuse ou difficile, il est possible de percevoir un aspect positif ou bénéfique.

Cette idée sous-entend que, même lorsque des événements négatifs surviennent, ils peuvent ouvrir la voie à des occasions ou des retombées positives.

Toutefois, l’application de ce principe devient complexe lorsque nous tentons de maintenir l’espoir en un avenir meilleur au cours de périodes difficiles de notre vie. C’est là qu’intervient la proposition de l’écrivain Arthur C. Brooks qui suggère de tenir un journal de gratitude pour nos insuccès en suivant trois étapes simples.

La première étape consiste à consigner nos déceptions, nos échecs, nos frustrations et nos mésaventures sans chercher à comprendre ce qui s’est passé.

Un mois plus tard, pour la deuxième étape, nous réexaminons ce que nous avons écrit dans le but d’en tirer au moins une leçon pour l’avenir. Le fait d’avoir laissé du temps s’écouler entre les deux étapes nous permet de prendre le recul nécessaire pour adopter une perspective moins émotionnellement chargée, ce qui nous aide à retenir les enseignements.

La troisième et dernière étape survient six mois plus tard. L’objectif est d’énumérer toutes les retombées positives en lien avec l’événement fâcheux consigné dans le journal personnel. C’est à ce moment que l’on se rend compte que, bien souvent, la vie nous réserve des surprises agréables, même dans les moments les plus sombres.

Laissez-moi vous présenter un exemple de l’application de ces étapes à l’aide d’une expérience personnelle.

Au printemps 2016, après avoir donné quelques ateliers de formation portant sur les options (un type de produit financier) pour la Bourse de Montréal, mon contrat n’a pas été renouvelé. Sur le moment, j’ai eu du mal à accepter cette décision, d’autant plus que j’en étais encore au début de ma carrière de formateur et que j’avais besoin de gagner de l’argent.

Cependant, quelques semaines plus tard, avec du recul, je me suis rendu compte que je n’étais pas un spécialiste en matière d’options et j’ai pleinement compris leur décision. À partir de ce moment-là, j’ai décidé de me concentrer sur l’enseignement de la finance comportementale, un sujet méritant davantage d’attention au Québec.

Six mois plus tard, grâce à cette réorientation, j’ai présenté mon premier atelier sur l’importance du comportement humain dans le domaine boursier aux clients de Desjardins Courtage en ligne et, depuis, cette entreprise est l’un de mes principaux clients. J’ai donc ressenti une profonde gratitude envers la Bourse de Montréal qui m’a en quelque sorte rendu service en mettant fin à mon contrat.

Je vous invite donc à faire confiance à la vie en utilisant un journal de gratitude pour y consigner vos insuccès et à garder continuellement à l’esprit que « quand une porte se ferme, une autre s’ouvre » !

 

Source :

Tim Ferriss. How to Be Happy, Reverse Bucket Lists, The Four False Idols, and More—Arthur C. Brooks, septembre 2023.

Crédit image:   Depositphotos

Devenir son propre mentor

Devenir son propre mentor

Connaissez-vous l’effet « orang-outan »?

Charlie Munger, l’associé de longue date du célèbre investisseur Warren Buffett, décrit ce principe comme le phénomène selon lequel l’acte d’expliquer ou d’enseigner quelque chose à quelqu’un d’autre, même à une personne qui ne comprend rien à ce que vous dites, permet d’approfondir votre compréhension du sujet.

« Imaginez-vous assis tranquillement avec un orang-outan en train de lui faire part méticuleusement de l’une de vos idées les plus importantes. Bien que le primate puisse sembler perplexe, vous, de votre côté, ressortez de cette expérience avec une compréhension plus claire de votre propre pensée ».

L’idée fondamentale derrière cet effet réside dans le fait que lorsque nous essayons d’exprimer nos idées et nos projets de manière à les rendre plus compréhensibles pour autrui, nous sommes contraints de simplifier et de structurer notre manière de penser. Nous devons chercher des mots, des exemples et des explications qui rendent le sujet plus accessible.

De plus, au cours de ce processus, nous pouvons nous rendre compte que certaines parties de notre discours sont confuses ou que nous ne les comprenons pas complètement nous-mêmes. En exposant ces aspects à quelqu’un d’autre, nous pouvons nous retrouver à réfuter ou à remettre en question nos propres idées, ce qui peut nous aider à les clarifier et à les améliorer.

Ainsi, la prochaine fois que vous serez confronté à une situation nécessitant une plus grande clarté, que ce soit pour développer une idée novatrice ou lancer un nouveau projet, je vous invite à partager vos réflexions à un ami, un collègue de travail, votre conjoint, un membre de votre famille, voire un orang-outan imaginaire! Vous serez alors en mesure de mieux évaluer leur pertinence et de les aligner plus efficacement sur vos objectifs.

En cette journée toute spéciale de mon 49e anniversaire, je vais donc m’offrir le cadeau d’être mon propre mentor en prenant le temps d’exprimer verbalement mes projets en tête pour l’année à venir. Et pour couronner le tout, je m’engage à concrétiser ceux qui auront le plus de sens!

Source :

Frontera. The Orangutan Effect, 8 septembre 2023.

Crédit image:  Depositphotos

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