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Le non est mon nouveau oui

Le non est mon nouveau oui

Cela vous est-il déjà arrivé de dire oui à une demande pour ensuite le regretter amèrement?

Pour ma part, c’est une situation qui se produit régulièrement.

Voilà pourquoi j’ai décidé d’en apprendre davantage sur la manière appropriée de dire non. Aujourd’hui, je vous partage certains trucs appris lors de mes récentes recherches à ce sujet.

1- La règle du « Wow, j’en ai vraiment envie! »

D’après Derek Sivers, un entrepreneur à succès, il faut dire oui si et seulement si nous sommes enthousiasmés à 100 % par la requête. Notre réaction instantanée doit être semblable à celle-ci : « Wow, j’en ai vraiment envie! ». Sinon, nous devons nous respecter et dire non.

2- Remercier la personne et répondre simplement par un non

Admettons que vous ayez pris la décision de refuser une proposition, la prochaine étape serait alors de remercier sincèrement la personne et de répondre simplement par un non. Ce conseil a été formulé par la romancière Elizabeth Gilbert lors d’une discussion avec Tim Ferriss, un autre entrepreneur inspirant. Voici un exemple de réponse :

Merci beaucoup d’avoir pensé à moi pour ce projet, et je vais décliner ton offre.

À première vue, quoique cette réponse semble bizarre, il est recommandé de ne pas fournir de raisons ou d’explications pour justifier votre décision. Cette dernière vous appartient. Si vous donnez une excuse, il est probable que l’autre personne tente de vous convaincre en vous suggérant une piste de solution. L’objectif est de fermer la porte, point à la ligne. Pour ce faire, la célèbre autrice nous conseille d’ajouter ceci : « Si je change d’idée, je t’aviserai ».

Avez-vous remarqué que j’ai employé le « et » et non le « mais » dans mon exemple de réponse? En effet, le « mais » a une connotation négative, car il est souvent associé au fameux « oui, mais », une expression qu’on utilise notamment lorsqu’on veut avoir raison, défendre notre point de vue ou résister au changement. L’antidote est de recourir plutôt au « et », une approche plus neutre et directe.

En procédant ainsi, nous nous donnons l’occasion de consacrer davantage de temps et d’énergie aux demandes qui correspondent à nos valeurs et à nos objectifs professionnels ou, tout simplement, qui nous font vibrer.

À partir d’aujourd’hui, je tenterai donc de prioriser davantage le non afin qu’il devienne mon nouveau oui.

Et vous, avez-vous de la difficulté à dire non?

 

Source :

Tim Ferriss (2022). The Tim Ferriss Show – # 599: New Insights from Sam Harris, Dr. Peter Attia, Ramit Sethi, and Elizabeth Gilbert. 8 juin.

Crédit image :  Depositphotos

 

Une chance qu’il y a de l’espoir

Une chance qu’il y a de l’espoir

Avez-vous vu le film La cloche et l’idiot (Dumb and dumber) mettant en vedette l’incomparable Jim Carey ?

Sans être un grand film, je me rappelle avoir eu beaucoup de plaisir à le visionner. Aujourd’hui, je vous partage un extrait qui me fait rire et donne à réfléchir.

Le personnage incarné par Jim Carey (Lloyd) déclare son amour à la belle Mary de manière maladroite. Ensuite, il lui pose cette question à laquelle il attend une réponse franche et honnête :

Quelles sont les chances que l’on devienne un couple ?

Avec hésitation, elle lui dit qu’elles ne sont pas vraiment bonnes, du genre une chance sur un million…

Contre toute attente, il explose de joie en réalisant qu’il y a une chance que cela se produise!

« L’espoir est le plus beau des trésors parce qu’il ne s’éteint jamais… même quand tout d’un coup on le croyait perdu. »

– Roland Poupon, ingénieur agronome 

Ce samedi, je me soumettrai à l’examen menant au titre de planificateur financier, une épreuve dispensée par l’Institut québécois de planification financière (IQPF). J’y ai donc consacré beaucoup de temps et d’énergie ces derniers jours afin d’être fin prêt pour le grand jour.

Mon enjeu le plus important a été de composer avec un faible degré de confiance, conséquence directe du fait que je ne maîtrise pas bien les nombreux concepts théoriques, ce qui limite ma capacité à résoudre efficacement les études de cas.

Sérieusement, tout a changé lorsque je suis tombé par hasard sur cette scène qui montre une personne excitée à l’idée de réaliser l’improbable. Je me présenterai donc à l’examen gonflé à bloc, en gardant à l’esprit que j’ai tout donné. Peu importe le résultat, je tire cette leçon : il faut se concentrer sur ce qui est possible et faire fi de notre bavardage mental.

Alors, la prochaine fois que vous manquerez de confiance face à un défi de taille, rappelez-vous ceci : dès qu’il y a une chance, tout est possible!

Source :

Nate Zinsser. The Confident Mind: A Battle-Tested Guide to Unshakable Performance. Custom House, 2022.

Crédit image :  Depositphotos

Un truc pour refroidir la flambée de l’inflation

Un truc pour refroidir la flambée de l’inflation

Comme vous l’avez sûrement constaté, le coût de la vie a drôlement augmenté en raison des pressions inflationnistes liées notamment à la crise russo-ukrainienne, aux perturbations persistantes dans les chaînes d’approvisionnement ainsi qu’à la relance économique soutenue de l’après-COVID-19.

Face à ce constat sur lequel nous n’exerçons aucun contrôle, le célèbre investisseur Warren Buffett recommande d’être proactif en vue d’accroître notre valeur monnayable sur le marché du travail. Que ce soit par l’acquisition de connaissances, le développement de compétences et d’habiletés ou par l’amélioration de notre gestion émotionnelle, l’objectif est d’augmenter notre revenu. Bref, la meilleure stratégie est d’investir en soi. En adoptant un tel état d’esprit, nous serons toujours en mesure de préserver notre pouvoir d’achat, et ce, peu importe l’inflation!

« Ce qui dépend de toi, c’est d’accepter ou non ce qui ne dépend pas de toi ».

– Marc Aurèle, empereur et philosophe stoïcien

Pour ma part, j’ai décidé d’être plus courageux au quotidien, une habitude sine qua non afin de mieux composer avec les aléas de l’entrepreneuriat. Pour ce faire, je me suis inspiré d’un conseil de Ryan Holiday, mon auteur préféré.

Chaque jour, accomplissez une action qui vous rend inconfortable ou qui vous fait peur.

J’ai donc commencé à prendre quotidiennement une douche froide d’une durée moyenne d’environ 30 secondes. En plus de m’exposer à d’éventuels bénéfices pour la santé (p. ex. : meilleure circulation sanguine, diminution de l’anxiété et renforcement du système immunitaire), chaque fois, cette expérience représente une épreuve désagréable à réaliser.

Toutefois, après coup, je suis fier de l’avoir fait puisque je me prouve à moi-même que je suis capable d’aller au-delà d’un inconfort à court terme, ce qui solidifie ma confiance en moi. À ma grande surprise, récemment, je suis moins effrayé à l’idée de prendre la parole en public, d’essuyer un refus, de relancer un client potentiel et même d’augmenter mes prix pour mon offre de service. Lorsque le doute s’installe, je me rappelle l’importance d’adopter une posture de courage semblable à celle que je prends lorsque vient le temps de passer de l’eau chaude à l’eau froide sous la douche… et cela fonctionne à merveille!

Et vous, avez-vous un truc pour contrer la hausse de l’inflation?

 

Sources :

Nicolas Vega. When Inflation is high, Warren Buffett says the best thing you can do is ‘be exceptionally good at something’. CNBC, 2 mai 2022.

Ryan Holiday. You Actually Should Do Something That Scares You Every Day. Meditations on Strategy and Life, 16 mars 2022.

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L’état d’esprit de « donneur »

L’état d’esprit de « donneur »

J’aimerais commencer en vous faisant une confidence : chaque fois que je prends la parole en public, je suis extrêmement stressé.

En effet, je suis angoissé à l’idée de dire une niaiserie, de bafouiller ou d’être ennuyeux. Cet état anxiogène est la conséquence directe d’un perfectionnisme excessif et, surtout, d’un profond désir de faire l’unanimité. J’ai donc besoin d’applaudissements et d’éloges aux fins de validation externe, sans quoi je suis malheureux.

Cela va de soi que cette façon de penser est malsaine et je consacre donc beaucoup d’efforts et d’énergie pour y remédier. À cet égard, j’ai suivi une formation en ligne intitulée The Art of Presenting, donnée par le conférencier Simon Sinek. Aujourd’hui, je vous fais part du principal apprentissage que j’en ai tiré :

Ce n’est pas à propos de moi, mais bien à propos d’eux.

Si mon seul objectif est de bien paraître en évitant les faux pas, je cultive alors un état d’esprit de « preneur » (taker mindset), en ce sens que je cherche à obtenir quelque chose en retour de ma prestation (p. ex., la renommée, l’approbation sociale, la vente de livres, l’obtention de contrats de formation). En accordant autant d’importance à mon ego, je ressens évidemment énormément de pression sur mes épaules lorsque vient le temps de m’exprimer en public.

La solution passe donc par un état d’esprit de « donneur » (giver mindset). L’objectif est de mettre l’accent sur l’intérêt des autres en étant authentique, inspirant et en partageant mes connaissances sans retenue. En procédant ainsi, c’est l’auditoire qui tire profit au maximum de l’expérience plutôt que moi qui cherche à tout prix à me faire valoir.

Sans contredit, ce changement d’état d’esprit m’a grandement aidé à rendre plus agréable ma prise de parole en public. De plus, cela a confirmé cette phrase un peu clichée, mais tellement vraie : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir »!

 

Crédit image : Depositphotos

 

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