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Le temps, c’est de l’argent!

Le temps, c’est de l’argent!

Débutons par une mise en situation purement hypothétique.

Admettons que vous avez un budget hebdomadaire de 168 $.

Après avoir tenu compte des dépenses courantes comme le loyer, l’épicerie et la voiture, il vous reste 96 $.

Comment allez-vous dépenser cette somme?

Je suis convaincu que votre approche sera des plus judicieuses vu le montant disponible limité. Le risque est donc faible que vous gaspilliez cet argent dans des produits et services non essentiels.

Maintenant, reprenons l’exemple du début en l’abordant sous un angle différent.

Chaque semaine, vous avez un total de 168 heures à votre disposition.

Après avoir tenu compte des heures consacrées au travail et au sommeil, il vous reste 96 heures.

Comment allez-vous gérer votre temps?

Hmmm, c’est une question à laquelle il est plus difficile de répondre en raison de son caractère intangible et du fait que nous prenons rarement conscience de la manière dont nous utilisons notre temps. En effet, malgré nos bonnes intentions, nous perdons de précieuses heures, notamment à faire des activités non productives, des projets qui ne sont pas en lien avec nos valeurs ainsi qu’à dire oui à tout et à tout le monde!

Voilà pourquoi il est grand temps de reprendre le contrôle de notre emploi du temps et, pour ce faire, je vous invite d’abord à tenir compte du coût d’opportunité dans votre prise de décision. Ce concept désigne le coût de la non-réalisation d’une activité. Par exemple, un individu vous propose une rencontre virtuelle en soirée afin de vous présenter son offre de service. Avant d’acquiescer à sa demande, vous vous poserez la question suivante : si je dis oui, à quoi dois-je renoncer? À une pratique de yoga, à du temps de qualité en famille ou à la rédaction d’un article de blogue? En procédant ainsi, vous serez en mesure de mieux prioriser vos activités en fonction de ce qui vous convient le mieux.

Ensuite, il est bon de connaître votre salaire ou taux horaire, l’objectif étant de rendre la notion du temps plus concrète. Supposons que vous gagnez 40 $ l’heure. En magasinant sur MarketPlace, vous tombez sur un article qui vous intéresse grandement. Il est offert au prix de 20 $, une aubaine par rapport au prix affiché pour le même produit chez IKEA (40 $). Or, pour vous le procurer, vous faites un aller-retour en voiture d’une heure. En tenant compte de votre salaire horaire, en fin de compte, votre nouvelle acquisition vous aura coûté 60 $ (20 $ +40 $)!

Et vous, avez-vous des trucs efficaces pour gérer votre temps?

Source

Tanya Dalton. The Joy of Missing Out: Live More by Doing Less, 24 novembre 2020.

 

Quand c’est bien d’être le mouton noir

Dans son livre Influence et Manipulation, l’auteur Robert Cialdini définit la preuve sociale comme étant un raccourci mental basé sur le simple principe que lorsqu’un grand nombre de personnes adoptent un comportement, nous croyons qu’il s’agit de la meilleure chose à faire. Pour faire valoir son point, il présente les résultats d’une expérience classique menée par un trio de chercheurs spécialisé en psychologie sociale (Stanley Milgram, Leonard Bickman et Lawrence Berkowitz).

Tout d’abord, en plein centre-ville de New York, un complice de l’expérience se promène sur le trottoir, il s’arrête et regarde le ciel pendant une minute, sans objectif précis. Intrigués par la situation, 4 % des passants s’arrêtent également pour regarder au ciel. Par la suite, les chercheurs ont reproduit le même scénario avec cinq et quinze complices et les résultats démontrent clairement l’effet de groupe sur notre prise de décision; en effet, respectivement 18 % et 40 % des passants ont imité les compères!

Bien que cette expérience ait été menée en 1968, la preuve sociale demeure un phénomène d’actualité. On n’a qu’à penser aux témoignages de clients satisfaits, aux nombreuses sociétés qui font appel à une célébrité pour promouvoir leur marque, à Netflix qui propose une sélection des séries les plus regardées ou à la série culte Friends dont les épisodes étaient enregistrés devant public.

C’est d’ailleurs lors du visionnement de l’émission spéciale intitulée The Reunion que j’ai constaté l’effet contagieux de l’enthousiasme, de l’énergie et, surtout, des rires de la foule. Pour ceux qui en doutent, voici un court extrait dans lequel vous n’entendrez aucune réaction des gens présents dans l’auditoire. Je suis convaincu que vous noterez une différence…

Bien sûr, à la Bourse, afin de gagner du temps et d’être plus efficace, il est tentant d’investir dans des véhicules financiers (cryptomonnaies, SAVS-société d’acquisition à vocation spécialisée) ou dans des titres affichant des rendements explosifs (AMC, BlackBerry ou GameStop) suivant l’engouement marqué de nombreux investisseurs.

Malheureusement, en agissant ainsi, nous fondons notre décision non pas sur une analyse rigoureuse de la situation, mais bien sur le comportement d’autres investisseurs qui, eux aussi, sont sous l’influence de la preuve sociale. C’est pourquoi, à la Bourse, il est parfois préférable d’être le mouton noir!

 

Sources :

Robert Cialdini (2017). Influence et Manipulation. French and European Publications Inc.; 408th edition.

Shane Parrish (2019). Social Proof: Why We Look to Others For What We Should Think and Do. Farnam Street.

Car cela n’a pas de prix à leurs yeux

Car cela n’a pas de prix à leurs yeux

Depuis le début de la pandémie, nous assistons à une véritable flambée des prix des animaux de compagnie, tout spécialement les chiens. Pour composer avec cette période plutôt difficile sur le plan émotionnel, nombreux sont ceux qui se sont tournés vers l’achat d’un chien, ce qui a encouragé les éleveurs à augmenter considérablement leurs prix.

L’objectif de ce billet n’est pas de juger l’accroissement des prix, mais bien de comprendre l’engouement marqué pour cet animal considéré comme étant le meilleur ami de l’homme.

Dans son livre Good Dog, l’auteure Kate Leaver présente les résultats d’une expérience fascinante menée par une équipe de chercheurs dirigée par Takefumi Kikusui, un spécialiste du comportement animal. On a d’abord demandé à une trentaine de participants d’amener leur chien au laboratoire afin de mesurer le taux d’ocytocine, autant chez les maîtres que chez les chiens.

L’ocytocine est un neurotransmetteur mieux connu sous le nom d’« hormone de l’attachement ». Cette dernière contribue, entre autres choses, à augmenter notre degré d’empathie, à favoriser une relation de confiance mutuelle et à accroître le plaisir découlant d’une interaction sociale par l’intermédiaire, notamment, de marques d’affection et de paroles bienveillantes.

Ensuite, pendant une période de 30 minutes, chaque propriétaire devait interagir avec son chien dans une pièce sous l’œil attentif des chercheurs. Le but ici était double : évaluer si ce moment d’intimité avait augmenté ou non leur taux d’ocytocine et, le cas échéant, de déterminer les comportements responsables de cette hausse.

De manière générale, les chercheurs n’ont constaté aucun changement notable lors de la deuxième mesure des taux d’ocytocine. Toutefois, chez les maîtres qui ont pris le temps d’établir de fréquents contacts visuels avec leur chien, l’impact a été spectaculaire. En effet, on a noté une augmentation du taux d’ocytocine de l’ordre de 130 % pour les chiens et de 300 % pour les maîtres!

C’est donc sans surprise qu’en pleine crise sanitaire où le contact humain est limité, plusieurs cherchent du réconfort auprès d’un chien, dont la valeur n’a pas de prix à leurs yeux!

Et vous, avez-vous fait l’acquisition d’un animal de compagnie durant la pandémie?

 

Sources :

David Grimm. How dogs steal our hearts. ScienceMag.org, 16 avril 2015.

Jean Gauvin. Pourquoi les animaux de compagnie a-t-il explosé depuis la pandémie ? Moteur de recherche, Radio-Canada, 11 février 2021.

 

Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin!

Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin!

En 2016, lors des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, le Japon a remporté la médaille d’argent à l’épreuve du relais 4 x 100 mètres chez les hommes, ce qui en a surpris plus d’un. Parmi les huit formations finalistes, le pays du soleil levant était le seul dont chaque sprinter n’avait jamais couru la distance du 100 m en moins de 10 secondes. En additionnant le meilleur temps réalisé par les coureurs, voici un aperçu de la performance attendue pour chacun des pays (en secondes) :

Jamaïque                                          38,89

États-Unis                                         39,12

Trinité-et-Tobago                            39,72

Royaume-Uni                                   40,17

Canada                                              40,30

Chine                                                 40,37

Japon                                                40,38

Brésil                                                 40,74

En se fiant uniquement aux données ci-dessus, il était extrêmement difficile, voire impossible, d’imaginer un tel exploit de la part du Japon. Mais que s’est-il donc passé?

En fait, tout s’est joué lors des passages du témoin!

En concentrant leurs efforts sur l’optimisation de la transmission du témoin, le quatuor japonais a été en mesure de retrancher les précieuses secondes nécessaires pour atteindre la deuxième marche du podium. Cela fait ressortir à la fois l’importance du travail d’équipe, de l’attention à porter aux détails qui peuvent faire une différence et, surtout, d’une exécution irréprochable.

En gardant cela à l’esprit, j’aimerais poser une question aux entrepreneurs parmi vous :

Avez-vous mis en place un conseil d’administration, c’est-à-dire un groupe de gens qui ont à cœur votre succès et qui sont capables de vous suggérer des pistes d’amélioration pour assurer une qualité d’exécution?

Pour ma part, j’ai la chance de compter sur la contribution soutenue de ces magnifiques personnes dans mon développement tant sur les plans personnel que professionnel :

– Claude Webster, coach en performance;

– Guillaume Lafleur-Smith, préparateur physique;

– Luc Boily, professeur à l’École nationale de l’humour;

– Magali Cloutier Provencher, réviseure linguistique;

– Martin Laliberté, responsable de mon site Web;

– Michel Nadeau, spécialiste en image de marque;

– Tarek Nassem, mentor du Réseau M;

– Nadine Laliberté, ma conjointe depuis près de 17 ans!

Grâce à leur étroite collaboration, j’aspire constamment à devenir meilleur afin d’offrir une expérience de qualité, car j’ai compris que seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin!

Source :

Christoph Roser. Example of Problem Solving-Japanese Men’s Relay Team Rio 2016. AllAboutLean, novembre 2018.

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