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La méthode sandwich

La méthode sandwich

Crédit image: https://www.lartdeconvaincre.com/

 

Connaissez-vous ce principe ?

Il s’agit simplement d’émettre une critique négative ou constructive en l’enrobant de commentaires positifs.

Vous entamez la discussion avec un compliment, suivi d’une critique négative ou d’une suggestion d’amélioration et vous terminez en beauté avec un commentaire positif.

C’est une technique qui a fait ses preuves et qui est grandement utilisée dans plusieurs domaines.

Personnellement, lorsque je reçois une rétroaction qui commence par un éloge à mon égard, j’attends de pied ferme le pot, ce qui m’amène à oublier le compliment…

Eh oui, je fais partie des gens qui préfèrent entendre, d’entrée de jeu, la rétroaction corrective ou les points à améliorer.

Selon le psychologue Roy F. Baumeister et le journaliste John Tierney, auteurs du livre The Power of Bad, je ne suis pas le seul à penser ainsi.

C’est la raison pour laquelle ils proposent plutôt de donner le choix à la personne qui reçoit la rétroaction de l’ordre des sujets traités, car, selon eux, 75 % des gens préfèrent entamer la discussion avec les aspects négatifs ou à travailler!

Si vous devez fournir de la rétroaction à quelqu’un, vous pourriez alors suivre ces étapes :

  • Commencez par un échange informel pour établir un climat de confiance.
  • Mentionnez que vous avez des points positifs et des points d’amélioration à partager.
  • Demandez à la personne par quoi elle veut commencer.

Peu importe votre opinion à cet égard, mon objectif était simplement de vous partager une façon de faire que j’affectionne particulièrement, surtout en cette période précaire où les gens ont la sensibilité à fleur de peau!

Le pouvoir obscur d’une voix grave

Le pouvoir obscur d’une voix grave

J’aimerais commencer en vous faisant une confidence : je déteste ma voix! En tant que conférencier, ce n’est pas très pratique…

Mais je ne m’empêche pas de parler pour autant, loin de là. D’ailleurs, en cette période de confinement, je prends un réel plaisir à participer à l’enregistrement de baladodiffusions. Cependant, chaque fois que me je réécoute, j’éprouve de la gêne. En effet, je trouve que ma voix est nasillarde et parfois haut perchée.

Bon, certains d’entre vous diront que j’exagère un peu, mais le fait demeure que je n’ai jamais aimé ma voix. D’ailleurs, mon rêve le plus fou est d’avoir la voix de James Earl Jones, c’est-à-dire une voix grave, profonde et caverneuse. Si ce nom ne vous dit rien, il s’agit de l’acteur qui a prêté sa voix au célèbre personnage de Dark Vador dans la Guerre des étoiles. Fait cocasse, au cours du premier épisode, le rôle de Dark Vador a été incarné par David Prowse, un imposant culturiste et haltérophile. Toutefois, à la suite de son audition plutôt malaisante, le réalisateur George Lucas a décidé de remplacer sa voix par celle de James Earl Jones. Pour les curieux, voici un extrait vidéo très comique :

 

 

« Calme-toi est la pire chose qu’on puisse dire à quelqu’un d’énervé. »

— Anonyme

Dans ce contexte d’incertitude liée à la COVID-19, il est normal d’être plus émotif. Par exemple, à la suite de la récente chute des cours boursiers, nombreux sont ceux qui éprouvent de l’anxiété face à leurs placements. Pris de panique, ils communiquent avec leur conseiller financier afin d’être rassurés. Malheureusement, au lieu de faire preuve d’empathie pour calmer le jeu, il est fréquent de constater que des spécialistes de l’investissement étalent plutôt leur savoir en utilisant un jargon financier complexe et difficile à comprendre. Or, cette stratégie s’avère peu efficace, car elle préconise la pensée rationnelle plutôt que de désamorcer la crise émotionnelle.

Avant tout, dans un climat de confiance et de respect, le conseiller financier se doit d’être à l’écoute et de poser des questions. Pour ce faire, le simple fait de parler avec une voix plus grave et posée l’aidera grandement à établir sa crédibilité et à augmenter sa probabilité de succès à long terme. À cet égard, un groupe de professeurs des universités de Duke et de Californie a analysé le ton de la voix de quelque 792 chefs de direction d’entreprises cotées en Bourse et le résultat est plus qu’étonnant.

Le haut dirigeant moyen à l’étude a 56 ans, gagne un salaire annuel de 3,7 millions de dollars et gère une organisation d’une capitalisation boursière de 2,4 milliards dollars. En ce qui concerne le ton de sa voix, déterminé par la fréquence mesurée en Hertz (Hz -le nombre d’oscillations par seconde), elle est de 125,5 Hz. Pour vous donner une idée, James Earl Jones a une fréquence de voix de 85 Hz, tandis que Barry Gibb, le chanteur du groupe The Bee Gees (Stayin’ Alive), a une fréquence de voix pouvant atteindre près de 800 Hz! Eh bien, comparativement au haut dirigeant moyen, ceux ayant un timbre de voix se situant dans les basses fréquences touchent, en moyenne, un salaire annuel plus élevé de 187 000 $ et mènent une entreprise avec une capitalisation boursière supérieure de 440 millions d’actifs!

À la lumière de ce qui précède, messieurs, je vous invite à ne pas sous-estimer ce pouvoir méconnu, mais tellement puissant d’une voix plus grave sur les gens.

Sources :

Colleen Ann Jennings. Belting is beautiful: welcoming the musical theater singer into the classical voice studio. Iowa Research Online. Été 2014.
Melissa Korn. What Does a Successful CEO Sound Like? Try a Deep Bass. The Wall Street Journal. 18 avril 2013.

Ne jetez pas l’éponge trop vite

Ne jetez pas l’éponge trop vite

Souvenez-vous qu’en mai 1995, Marcel Aubut annonçait le départ des Nordiques de Québec pour la ville de Denver, au Colorado, où l’équipe a remporté l’année suivante la Coupe Stanley.

Même après toutes ces années, ce souvenir m’est encore douloureux…

Je m’ennuie du hockey, est-ce que ça paraît?

Pour satisfaire l’amateur de ce sport national en moi, j’ai décidé de vous présenter un biais comportemental très présent dans le merveilleux monde du hockey et de l’investissement boursier, et plus particulièrement dans cet environnement plutôt incertain. « L’effet de récence » est notre tendance à retenir plus facilement les dernières informations auxquelles nous avons été exposées, et ainsi à diminuer le poids des arguments ou des renseignements plus anciens.

Par exemple, dans la Ligue nationale de hockey (LNH), il est fréquent de voir un récipiendaire du trophée Jack Adams, décerné annuellement à l’entraîneur-chef ayant le plus contribué au succès de son équipe, perdre son emploi ou quitter ses fonctions dans les années qui suivent. D’ailleurs, parmi les 10 derniers gagnants, seulement trois d’entre eux dirigent actuellement une équipe de la LNH (Barry Trotz, Dave Tippett et John Tortorella). Cela veut dire que si la performance récente de l’équipe n’est pas satisfaisante, il y a de fortes chances que la haute direction jette l’éponge, et ce, même si l’entraîneur-chef a déjà remporté les prestigieux honneurs.

Récemment, à la Bourse, les investisseurs se sont comportés sensiblement de la même façon. Entre le 19 février et le 23 mars, le Dow Jones Industrial Average a perdu plus de 30 %, du jamais vu pour une baisse d’une telle amplitude en aussi peu de temps. À l’image de certains dirigeants d’équipes de la LNH, les participants de marché ont lancé la serviette en évoquant une éventuelle et sévère récession économique en raison de la pandémie de la COVID-19. Par exemple, le 20 mars, les investisseurs ont liquidé une valeur de quelque 20 milliards de dollars en fonds communs de placement d’actions, un montant qui bat le record de la plus importante sortie de fonds en une seule journée, selon la firme d’investissement Bank of America.

Or, bien que les principales places boursières reculent en 2020, elles ont généré d’excellents rendements au cours de la dernière décennie. Entre autres, pour le S&P 500, on parle d’un rendement de plus de 200 % entre son creux enregistré lors de la crise financière de 2008 et celui réalisé le 23 mars dernier. En outre, la performance moyenne historique du S&P 500 est excellente. Depuis 1932, le principal indice de référence américain a généré un rendement moyen annualisé incluant les dividendes de près de 10 %.

Peu importe la situation, il est donc impératif d’adopter une perspective élargie en analysant la performance sur une période plus longue, en tenant compte du comportement humain et, surtout, en tirant des leçons du passé à l’aide de statistiques historiques. Avant de jeter l’éponge, je vous invite donc à prendre le recul nécessaire pour une prise de décision éclairée dans ce contexte boursier plus émotif et à garder le cap sur votre stratégie d’investissement.

Source :

Ben Winck. Investors are pulling an unprecedented amount of money from the market as coronavirus rages. Markets insider, 20 mars 2020.

Soyez vigilant

Soyez vigilant

Dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale qui se tient du 4 au 10 mai, j’ai cru bon de rédiger un billet pour vous sensibiliser à la nécessité d’établir des liens sociaux authentiques, plus particulièrement en ces temps difficiles de confinement. Pour ce faire, l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) nous encourage à Parler haut et fort, mais surtout, à #ParlerPourVrai, c’est-à-dire à exprimer franchement ce que nous ressentons.

Lorsque quelqu’un nous pose l’usuelle question « Comment ça va? », il est fréquent que notre réponse ne soit pas sincère. En effet, la plupart du temps, nous répondons par une formalité comme « Je vais bien ». Notre objectif est de garder une certaine distance avec l’autre, ce qui nous empêche de tisser des liens véritables.

Bien entendu, je suis conscient que prendre régulièrement des nouvelles de notre entourage requiert du temps et de l’énergie. Voilà pourquoi je vous incite plutôt à concentrer vos efforts sur les personnes fragiles sur le plan émotionnel, plus isolées socialement ou qui ont déjà été atteintes de maladie mentale. Concrètement, il est crucial de prêter attention aux signes et symptômes pouvant indiquer un problème de santé mentale comme l’abus de drogue ou d’alcool, la tristesse, l’insomnie, la perte d’appétit ou l’humeur changeante. Ainsi, vous serez en mesure de faire de la prévention en offrant votre soutien affectif ou en incitant à aller chercher de l’aide.

La prévention : une arme redoutable

Pour mieux saisir l’importance de la prévention, rien de mieux qu’un exemple.

Comme vous le savez, les fusillades de masse en milieu scolaire constituent un véritable fléau aux États-Unis. Mais saviez-vous que dans la majorité des cas, il aurait été possible de les éviter? Voici quelques données tirées de l’excellent livre Upstream de l’auteur Dan Heath :

  • En moyenne, une tuerie est planifiée au moins six mois d’avance;
  • 80 % des tueurs informent au moins une personne de leur intention;
  • Les tueurs ont un comportement agressif et ils sont isolés socialement;
  • Habituellement, des menaces de violence sont publiées sur les réseaux sociaux;
  • Enfin, les tueurs ont une fascination pour les armes à feu et ils se vantent d’avoir accès facilement à des fusils.

À la lumière de ce qui précède, il est capital de demeurer vigilant en ce qui a trait à la problématique de la santé mentale. Pour terminer, je vous invite à visionner cette courte vidéo percutante réalisée par Sandy Hook Promise, un organisme qui prône justement l’importance d’être à l’affût des signes avant-coureurs pour lutter contre la violence armée :


Sources:

Dan Heath. Upstream: The Quest to Solve Problems Before They Happen. Simon & Schuster Audio, 3 mars 2020.

Le site Web de l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) : https://cmha.ca/fr

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