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Pas motivé à bouger? Voici un truc!

Pas motivé à bouger? Voici un truc!

Image: Wes Candela   |   License

 

Comme vous le savez, dans les régions en palier d’alerte rouge au Québec, seule l’activité sportive individuelle est autorisée. Dans de telles circonstances, la musique s’avère plus que jamais un partenaire essentiel pour garder la motivation. Et lorsqu’on pense à de la musique entraînante, l’une des premières chansons qui nous vient en tête est Eye of the Tiger du groupe Survivor, la chanson thème du film Rocky 3.

Dans le cadre d’une étude publiée en 1995, des chercheurs ont demandé à des paires de coureurs de même calibre de s’affronter sur une distance de 60 mètres. Avant le début de la course, le premier coureur devait patienter en silence, tandis que le deuxième devait écouter une minute de la chanson Eye of the Tiger.

Quel a été le résultat?

Les coureurs ayant écouté l’extrait musical ont, entre autres, obtenu un meilleur temps, affiché un degré d’anxiété plus faible et présenté un battement cardiaque plus rapide.

Mais qu’est-ce qui explique un tel résultat?

D’après Costas Karageorghis, spécialiste en la matière, pour être qualifiée d’entraînante, une chanson doit comprendre l’une ou plusieurs de ces quatre caractéristiques : être rythmée, être mélodieuse, appartenir à la culture populaire et être associée à une expérience antérieure.

Eh bien, la chanson Eye of the Tiger possède l’ensemble de ces attributs. En effet, la majorité des gens sont capables de faire le lien avec le film de la série Rocky, nombreux sont ceux qui se sont déjà entraînés sur cette chanson, son refrain est très accrocheur, et c’est sans oublier le formidable crescendo des 50 premières secondes où le tempo rapide nous prépare à l’action!

Vous n’êtes toujours pas convaincu?

La prochaine fois que vous manquez de motivation pour bouger, tentez votre chance et écoutez la chanson. Parions que vous mettrez votre procrastination K.O.!

Source: Daniel McGinn. Psyched up. Portfolio. 2017.

 

L’importance de s’intéresser aux autres

L’importance de s’intéresser aux autres

Dans son livre The Charisma Myth, l’auteure Olivia Fox Cabane nous raconte une anecdote savoureuse qui montre l’importance de s’intéresser réellement aux autres en posant des questions et en ayant une bonne écoute active.

Au 19e siècle, une semaine avant les élections générales britanniques, Jennie Jerome, la mère de Winston Churchill, a partagé un repas avec William Gladstone et Benjamin Disraeli, les deux candidats au poste de premier ministre du Royaume-Uni. Le premier était brillant et cultivé, tandis que le deuxième était plutôt reconnu pour son charisme.

Voici ce qu’elle a répondu à un journaliste qui lui a demandé de faire part de ses impressions sur les deux politiciens :

« Après mon entretien avec William Gladstone, je me suis dit qu’il était l’homme le plus intelligent du pays. Mais après ma discussion avec Benjamin Disraeli, j’ai eu le sentiment d’être la plus intelligente des femmes ».

Il est donc bon de se rappeler ceci : l’important n’est pas nécessairement ce que l’on dit, mais bien comment l’autre personne se sent!

Source : Robert Mening. A story from a dinner party Winston Churchill’s mother attended over a century ago illustrates what it means to be a charismatic leader. Business Insider. 27 octobre 2016.

Car le diable est dans les détails…

Car le diable est dans les détails…

C’est en hommage à Eddie Van Halen, guitariste et fondateur du groupe rock américain Van Halen, que je vous présente ce billet.

Lorsqu’un artiste de renom se produit en spectacle, il soumet très souvent une liste de demandes au promoteur du concert. Dans certains cas, les requêtes semblent farfelues, voire exagérées. Par exemple, la rumeur veut que Beyoncé exige du papier de toilette de couleur rouge, alors que Katy Perry demande à ce que le chauffeur ne lui adresse la parole en aucun cas ni n’établisse de contact visuel avec elle.

En 1982, lors de sa tournée mondiale, le groupe de musique américain Van Halen avait ajouté une clause dans son contrat stipulant qu’il devait toujours se trouver, dans leur loge, un bol de M&M’s, mais sans ceux de couleur marron.

À première vue, cette exigence pourrait bien démontrer le côté excentrique des rock stars. Toutefois, l’objectif des vedettes était tout autre. En agissant ainsi, Van Halen voulait en fait s’assurer que l’équipe de production soit rigoureuse et respecte toutes les conditions du contrat. À l’époque, la formation se produisait dans de vieux amphithéâtres et comme elle proposait un spectacle novateur et haut en couleur, la sécurité des membres du groupe ainsi que des spectateurs était pour eux une priorité. Selon David Lee Roth, le chanteur principal du groupe, un manquement à la clause M&M’s laissait présager une forte probabilité d’erreurs sur le plan de la logistique.

Un négociateur actif (trader) doit lui aussi être rigoureux dans sa préparation

Tous les jours, le négociateur actif se donne en spectacle dès l’ouverture des marchés boursiers. Il gagne donc à s’inspirer de l’histoire des M&M’s en faisant preuve de rigueur et de minutie avant d’exécuter ses transactions. À cette fin, je recommande d’établir une liste de contrôle et de la suivre quotidiennement. Ainsi, le négociateur acquiert la discipline nécessaire pour adopter une approche plus méthodique en plus de limiter les risques encourus par son portefeuille face à certains événements attendus par les participants de marché.

Par exemple, il doit connaître les dates de publication des résultats financiers trimestriels pour l’ensemble de ses titres en portefeuille. En effet, lorsqu’une compagnie les rend publics, advenant une déception de la part des investisseurs, il est probable que son cours boursier baisse fortement. Selon le journaliste Jason Zweig, une entreprise cotée en bourse qui affiche des résultats en deçà des attentes des analystes financiers de Wall Street voit son action reculer en moyenne de 3,4 % lors de la première journée.

Pour un négociateur actif ayant le souci du détail, il est donc préférable de liquider toute action détenue en portefeuille avant la présentation officielle des résultats financiers trimestriels. Il parvient ainsi, à l’image de Van Halen, à gérer adéquatement les risques!

Source :

Jason Zweig, Your Money and Your Brain: How the New Science of Neuroeconomics Can Help Make You Rich, Simon & Schuster, 2008.

Tout est une question d’attentes

Tout est une question d’attentes

Aujourd’hui, je célèbre mon 46e anniversaire de naissance.

N’ayez crainte, l’objectif de cette publication n’est pas de quêter des mentions « j’aime » ou des messages d’amour et d’amitié, mais bien de rappeler l’importance de gérer ses attentes dans la vie.

De nombreuses études démontrent que la courbe du bonheur a la forme d’un U. Au début de la vingtaine, nous surestimons notre degré de satisfaction futur à l’égard de la vie (rencontrer l’âme sœur, avoir une carrière florissante, trouver la maison de ses rêves, etc.), ce qui a pour conséquences qu’en milieu de vie (entre 45 et 49 ans), nous nous rendons compte que nos attentes étaient trop élevées ou qu’après avoir obtenu ce que l’on désirait, nous ne sommes pas nécessairement plus heureux. En effet, l’être humain en veut toujours plus. Toutefois, à partir de la cinquantaine, nous ajustons nos attentes en fonction de notre réalité et, surtout, nous apprécions davantage ce que nous avons, justifiant ainsi la reprise de la tendance haussière de la courbe du bonheur.

Bien entendu, il va sans dire que ce concept ne touche pas tout le monde de la même manière. Selon ce qui précède, mon degré de bonheur devrait être à son plus bas niveau; or, ce n’est pas le cas. Pour garder un degré de bonheur élevé, au plan professionnel, je m’efforce de gérer adéquatement mes attentes en portant une attention particulière aux éléments sur lesquels j’exerce un certain contrôle.

En effet, j’accepte pleinement le fait, entre autres, que je n’ai aucune emprise sur la réaction des participants à une visioconférence, sur l’accueil que recevra mon livre, sur l’intérêt d’un client potentiel à faire affaire avec moi ou sur votre appréciation de ce billet… En procédant ainsi, j’optimise l’équation du bonheur proposée par l’excellent blogueur financier Morgan Housel : le bonheur = la réalité – les attentes.

Pour ma fête, je vous invite donc à vous faire ce cadeau d’une bonne gestion des attentes puisque le bonheur se trouve dans la réalité du quotidien…

Source: Jonathan Rauch. The Happiness Curve: Why Life Gets Better After 50, Picador, 2019.

 

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