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Les « pouvoirs » du respect

Les « pouvoirs » du respect

Avec une promotion peuvent venir un nouveau titre, un plus grand bureau et davantage de pouvoir décisionnel. Il y a toutefois une chose qu’elle ne peut pas vous garantir : le respect des autres.

Le respect qui compte vraiment ne tient pas à un organigramme. Il se construit au fil du temps, par nos décisions, nos réactions et, surtout, nos comportements au quotidien.

Alors quels comportements permettent, concrètement, de gagner ce respect?

Dans une entrevue accordée à Chris Williamson au balado Modern Wisdom, l’entrepreneur Alex Hormozi propose une réponse que j’ai trouvée particulièrement intéressante : POWERS.

Six lettres. Six comportements très concrets.

P — Pay the cost | Être prêt à en payer le prix

Un gestionnaire demande à son équipe de travailler tard pour terminer un projet important. À 16 h 30, il prend son manteau et souhaite bonne chance à tout le monde.

Disons qu’il vient probablement de perdre quelques points.

Les gens respectent ceux qui sont prêts à faire les mêmes efforts qu’ils demandent aux autres. Donner l’exemple demeure l’une des façons les plus simples de gagner le respect.

O — Outcomes | Livrer des résultats

On connaît tous quelqu’un qui parle beaucoup en réunion, mais qui livre peu.

Les gens respectent ceux qui contribuent à améliorer les choses. Lorsqu’un problème survient, êtes-vous la personne qui explique pourquoi cela ne fonctionnera pas ou plutôt celle qui cherche une manière de le régler?

Pas besoin d’avoir réponse à tout. Il faut surtout devenir quelqu’un sur qui les autres peuvent compter.

W — Word | Tenir parole

« Je te reviens demain. »

Demain arrive. Puis après-demain. Toujours rien.

La confiance se construit souvent dans les petits engagements : rappeler quelqu’un, envoyer le document promis, respecter une échéance ou prévenir lorsqu’on ne pourra pas le faire.

À force de tenir parole, votre « oui » finit par avoir de la valeur.

E — Enforce | Imposer les mêmes standards à tous

Un employé arrive régulièrement en retard et on lui en parle. La vedette de l’équipe fait exactement la même chose et, soudainement, tout le monde regarde ailleurs.

C’est un excellent moyen de perdre le respect du groupe.

Faire respecter les standards ne signifie pas de devenir la police du bureau. Cela signifie surtout d’éviter les règles à géométrie variable. Un standard n’a de valeur que s’il s’applique à tout le monde, même lorsqu’il devient inconfortable de le faire respecter.

R — Restraint | Savoir se retenir

Vous recevez un courriel qui vous met en colère. Vous pourriez répondre immédiatement, mettre six personnes en copie et viser la médaille d’or du « Répondre à tous ».

Ou attendre avant d’appuyer sur Envoyer.

Avoir l’autorité de critiquer, d’imposer ou de remettre quelqu’un à sa place ne signifie pas qu’il faut toujours l’utiliser. La retenue démontre qu’on maîtrise son pouvoir plutôt que d’avoir besoin de le montrer.

S — Steady | Rester solide quand ça brasse

Tout le monde peut rester calme lorsque tout va bien. Le vrai test arrive lorsqu’un client important nous quitte, qu’un projet dérape ou qu’une erreur coûte cher.

Certains cherchent immédiatement un coupable. D’autres gardent la tête froide, cherchent à comprendre ce qui s’est passé et se concentrent sur la solution.

C’est souvent lorsque ça brasse qu’on découvre les personnes vers qui tout le monde se tourne naturellement.

Ce que j’aime de POWERS, c’est le paradoxe derrière le mot.

On peut avoir du pouvoir sans être respecté, et être profondément respecté sans avoir beaucoup de pouvoir.

Le pouvoir vient parfois avec le poste, mais le respect, lui, se gagne avec nos comportements.

Source :

Modern Wisdom. 33 Brutal Truths To Stop Wasting Your Potential – Alex Hormozi – # 117, 29 juin 2026.

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ChatGPT

Ce qui reste

Ce qui reste

Aujourd’hui, je célèbre mes 52 ans.

À certains anniversaires, on pense moins au gâteau qu’au chemin parcouru.

On se demande ce que l’on a construit, ce que l’on aurait fait autrement et quelles décisions ont changé notre vie. On pense aux projets qui ont porté leurs fruits, à ceux qui ont demandé davantage de patience et aux détours qui nous ont finalement conduits là où nous devions être.

Récemment, j’écoutais un épisode de balado dans lequel Morgan Housel, l’auteur de The Psychology of Money, racontait une histoire rapportée par un prêtre qui accompagnait des personnes en fin de vie.

Il avait remarqué que les enfants venus rendre visite à un parent mourant exprimaient souvent leur gratitude de deux façons bien différentes.

Dans les relations plus distantes, les remerciements portaient parfois sur le soutien financier reçu.

Lorsque le lien était profond, l’argent disparaissait complètement de la conversation.

Les enfants disaient simplement :

« Merci d’avoir cru en moi. »

Depuis, je repense souvent à cette phrase.

Dans mes formations, je rappelle que les rendements ne racontent jamais toute l’histoire. Avec le temps, j’ai compris qu’il en allait de même pour la vie.

L’effet d’une parole entendue au bon moment.

La confiance que quelqu’un nous accorde alors que nous ne sommes pas encore tout à fait certains de notre direction.

Le simple fait d’annoncer un nouveau projet sans avoir à convaincre les personnes qui comptent le plus.

En regardant mon parcours, je pense à mes parents.

Ils ont soutenu mon aventure comme copropriétaire du bar Vogue, encouragé ma passion pour l’enseignement et accompagné mes projets d’écriture, qui ont mené à la publication de mes livres.

Et lorsque je leur ai annoncé que je prendrais une année sabbatique en 2027, leur réaction n’a pas été de me demander si cette décision était raisonnable.

Ils étaient heureux pour moi.

Cette confiance m’a accompagné tout au long de mon parcours. Elle m’a permis de prendre des risques, de recommencer, de persévérer lorsque les résultats se faisaient attendre et de croire qu’un chemin différent pouvait tout de même être le bon.

Aujourd’hui, à 52 ans, je mesure ma chance.

Merci d’avoir cru en moi.

Merci, maman.

Merci, papa.

« Tu ne veux pas être moi »

« Tu ne veux pas être moi »


C’est la réponse qu’un entrepreneur à succès a déjà donnée à certaines personnes qui admiraient son parcours. Une réponse étonnante à première vue, mais qui contient probablement une réflexion beaucoup plus profonde qu’elle en a l’air.

Nous vivons à une époque où il est devenu extrêmement facile d’envier la vie des autres. Les réseaux sociaux nous exposent constamment à des entrepreneurs qui semblent tout réussir, à des investisseurs qui affichent des rendements impressionnants ou à des personnes qui donnent l’impression d’avancer plus rapidement que nous.

Mais lorsque nous envions quelqu’un, nous observons souvent uniquement la partie visible de son parcours. Nous voyons les résultats sans voir les années de travail qui les ont précédés. Nous voyons la reconnaissance sans voir les périodes de doute, les sacrifices personnels, les échecs répétés et les longues périodes où les efforts semblaient ne mener nulle part.

C’est probablement ce que cet entrepreneur voulait rappeler : plusieurs personnes admirent les résultats d’une vie sans réellement vouloir vivre tout ce que cela exige au quotidien.

On aimerait parfois avoir les résultats d’un entrepreneur sans les années d’incertitude, les performances d’un athlète sans les entraînements exigeants, les rendements d’un investisseur sans les périodes de pertes, de stress et de remise en question.
Au fond, plusieurs personnes désirent les bénéfices du succès, mais beaucoup moins souhaitent accepter le prix à payer pour y parvenir.

Avant d’envier le parcours d’une personne, il peut donc être utile de se poser une question plus honnête :
Est-ce que j’envie également tout ce qu’elle a dû traverser pour se rendre là ?


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La confiance en soi : une croyance plutôt qu’un état

La confiance en soi : une croyance plutôt qu’un état

Si la confiance en soi dépendait réellement de la manière dont on se sent, on accomplirait peu de choses importantes, parce que, dans les moments qui comptent, le calme et la certitude sont rarement au rendez-vous.

On entretient pourtant l’idée qu’il faudrait d’abord se sentir prêt, aligné et sûr de ses moyens avant de passer à l’action, alors que, dans la réalité, ces conditions apparaissent rarement quand l’enjeu devient réel.

La confiance en soi n’est pas un feeling, mais une croyance : celle que l’on est capable d’agir malgré l’inconfort, le doute et la nervosité qui accompagnent inévitablement certaines situations.

C’est précisément là que plusieurs tombent dans le piège, en attendant un état intérieur qui ne vient pas. Ce sentiment d’être « prêt » disparaît dès qu’il y a quelque chose à perdre, à gagner ou à prouver, que ce soit lors d’une présentation devant un groupe ou d’une prise de décision importante.

Or, cette charge émotionnelle ne constitue pas un problème à éliminer, mais un signal à interpréter. L’anxiété n’est pas l’ennemi de la confiance, elle en est souvent le point de départ, puisqu’elle indique que ce que l’on s’apprête à faire compte réellement et que le corps se mobilise en conséquence.

Dire oui  à l’anxiété revient donc à changer de posture, en cessant de la subir pour l’utiliser comme un indicateur que l’on est exactement là où l’on doit être.

Cela dit, accepter l’anxiété ne suffit pas. La confiance ne précède pas l’action, elle en découle. C’est ce que souligne le psychologue Nick Wignall, qui insiste sur une idée simple : la confiance ne vient pas en cherchant à mieux se sentir, mais en se préparant comme un professionnel, de manière méthodique et concrète, afin de pouvoir agir avec assurance au moment voulu.

Dans les faits, la confiance est toujours propre à un contexte donné. Une personne peut être très forte dans son domaine tout en se sentant vulnérable dès qu’elle perd ses repères, une réalité fréquente chez des professionnels compétents qui deviennent hésitants lorsqu’ils doivent présenter devant leurs pairs.

Prenons justement cet exemple. Lors d’une présentation, que ce soit devant des collègues ou dans le cadre d’un congrès, la confiance repose autant sur la préparation que sur l’exécution, et trois dimensions méritent une attention particulière.

Maîtriser son sujet

La première dimension concerne le contenu, soit la capacité à structurer ses idées, à maîtriser son sujet et à savoir clairement où l’on va, ce qui réduit l’incertitude et empêche le doute de s’installer inutilement.

Habiter sa présence

La deuxième dimension touche à la prestation, puisqu’il ne s’agit pas uniquement de ce que l’on dit, mais aussi de la manière dont on le dit, dans le ton, le rythme, les silences et le regard, autant d’éléments qui s’acquièrent par la pratique et l’ajustement.

Anticiper l’inconfort

La troisième dimension, souvent négligée, concerne la gestion émotionnelle, qui consiste à se préparer à vivre ce qui va se manifester intérieurement, en anticipant la nervosité, les questions déstabilisantes ou les moments de flottement. Dans bien des cas, ce qui déstabilise le plus n’est pas la difficulté en soi, mais le fait de ne pas y avoir été exposé.

En fin de compte, la confiance ne repose ni sur un état émotionnel parfait ni sur l’absence d’anxiété, mais sur le travail effectué en amont et sur la capacité à avancer malgré l’inconfort.

La confiance n’est pas un point de départ. C’est une conséquence.

Source :

Nick Wignall. How to be more confident. 20 avril 2026.

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