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La confiance en soi : une croyance plutôt qu’un état
Si la confiance en soi dépendait réellement de la manière dont on se sent, on accomplirait peu de choses importantes, parce que, dans les moments qui comptent, le calme et la certitude sont rarement au rendez-vous.
On entretient pourtant l’idée qu’il faudrait d’abord se sentir prêt, aligné et sûr de ses moyens avant de passer à l’action, alors que, dans la réalité, ces conditions apparaissent rarement quand l’enjeu devient réel.
La confiance en soi n’est pas un feeling, mais une croyance : celle que l’on est capable d’agir malgré l’inconfort, le doute et la nervosité qui accompagnent inévitablement certaines situations.
C’est précisément là que plusieurs tombent dans le piège, en attendant un état intérieur qui ne vient pas. Ce sentiment d’être « prêt » disparaît dès qu’il y a quelque chose à perdre, à gagner ou à prouver, que ce soit lors d’une présentation devant un groupe ou d’une prise de décision importante.
Or, cette charge émotionnelle ne constitue pas un problème à éliminer, mais un signal à interpréter. L’anxiété n’est pas l’ennemi de la confiance, elle en est souvent le point de départ, puisqu’elle indique que ce que l’on s’apprête à faire compte réellement et que le corps se mobilise en conséquence.
Dire oui à l’anxiété revient donc à changer de posture, en cessant de la subir pour l’utiliser comme un indicateur que l’on est exactement là où l’on doit être.
Cela dit, accepter l’anxiété ne suffit pas. La confiance ne précède pas l’action, elle en découle. C’est ce que souligne le psychologue Nick Wignall, qui insiste sur une idée simple : la confiance ne vient pas en cherchant à mieux se sentir, mais en se préparant comme un professionnel, de manière méthodique et concrète, afin de pouvoir agir avec assurance au moment voulu.
Dans les faits, la confiance est toujours propre à un contexte donné. Une personne peut être très forte dans son domaine tout en se sentant vulnérable dès qu’elle perd ses repères, une réalité fréquente chez des professionnels compétents qui deviennent hésitants lorsqu’ils doivent présenter devant leurs pairs.
Prenons justement cet exemple. Lors d’une présentation, que ce soit devant des collègues ou dans le cadre d’un congrès, la confiance repose autant sur la préparation que sur l’exécution, et trois dimensions méritent une attention particulière.
Maîtriser son sujet
La première dimension concerne le contenu, soit la capacité à structurer ses idées, à maîtriser son sujet et à savoir clairement où l’on va, ce qui réduit l’incertitude et empêche le doute de s’installer inutilement.
Habiter sa présence
La deuxième dimension touche à la prestation, puisqu’il ne s’agit pas uniquement de ce que l’on dit, mais aussi de la manière dont on le dit, dans le ton, le rythme, les silences et le regard, autant d’éléments qui s’acquièrent par la pratique et l’ajustement.
Anticiper l’inconfort
La troisième dimension, souvent négligée, concerne la gestion émotionnelle, qui consiste à se préparer à vivre ce qui va se manifester intérieurement, en anticipant la nervosité, les questions déstabilisantes ou les moments de flottement. Dans bien des cas, ce qui déstabilise le plus n’est pas la difficulté en soi, mais le fait de ne pas y avoir été exposé.
En fin de compte, la confiance ne repose ni sur un état émotionnel parfait ni sur l’absence d’anxiété, mais sur le travail effectué en amont et sur la capacité à avancer malgré l’inconfort.
La confiance n’est pas un point de départ. C’est une conséquence.
Source :
Nick Wignall. How to be more confident. 20 avril 2026.
Crédit image :
ChatGPT
𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐥𝐞̀𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐡𝐢𝐥𝐚𝐧𝐭𝐡𝐫𝐨𝐩𝐢𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬!
Pour une deuxième année consécutive, notre équipe Gestionnaires d’actifs Bridgehouse a amassé plus de 15 000$ à l’occasion de cette merveilleuse 20e édition du défi Les 24h du Lac.
C’est beaucoup d’argent. Mais ce n’est probablement pas le chiffre que je retiendrai de ce week-end.
Sur les 31 membres de notre équipe, environ la moitié était âgée de 24 ans et moins.
Et ça, pour moi, c’est énorme.
L’un des objectifs des Joyeux philanthropes est de faire grandir la culture philanthropique au Québec. Pour y arriver, il ne suffit pas d’amasser des fonds aujourd’hui. Il faut aussi donner le goût aux plus jeunes de s’impliquer pour demain.
Tout au long du week-end, j’ai été impressionné par leur énergie, leur enthousiasme et leur désir de contribuer. Et petit clin d’œil: c’est justement un groupe de jeunes qui a amassé le plus d’argent cette année. Bravo!
Je tiens aussi à souligner le travail incroyable du comité organisateur, notamment Julie Lavallée, Guillaume Béland, Mathieu Tardif, Roy Annabelle et Frédéric Lavallée, sans oublier notre animateur Hugo Langlois.
Et merci à toutes les personnes qui ont contribué à cette 20e édition: par un don, du temps, une commandite, leur présence ou simplement leur bonne humeur.
Plus de 15 000 $, c’est une grande réussite. Mais voir autant de jeunes prendre goût à la philanthropie, c’est ce qui me rend le plus fier.
Une décision que je n’ai jamais regrettée
Nous sommes le samedi 20 juin, il est 11 h 30. Il ne me reste plus qu’une heure pour compléter l’étude de cas du deuxième examen menant au titre de planificateur financier.
Je sens que tout m’échappe. Je découvre plusieurs erreurs, je réalise que j’ai mal géré mon temps et l’anxiété prend alors le dessus. Plus les minutes passent, plus une évidence s’impose : je ne réussirai pas cette épreuve.
Je m’éloigne quelques instants de mon ordinateur pour réfléchir.
Le réflexe naturel aurait été de me battre jusqu’à la toute fin. Après tout, depuis mon échec à cette même épreuve il y a quatre ans, j’avais complété un certificat en planification financière, investi énormément dans ma formation continue et consacré d’innombrables soirées et fins de semaine à ma préparation. Le premier examen, composé uniquement de questions à choix multiples et passé le 11 juin, s’était d’ailleurs très bien déroulé.
Pourtant, l’étude de cas prenait une tout autre tournure. Continuer n’aurait rien changé à l’issue de l’examen. J’ai donc choisi de tout arrêter avant la fin de la période allouée.
C’est une décision que je n’ai jamais regrettée.
En quittant le centre d’examen, une réflexion de Jerry Seinfeld m’est revenue en tête :
« Je ne crois pas au regret. Le regret est une forme d’arrogance. Il suppose que vous auriez pu faire mieux. »
À mes yeux, cette citation nous rappelle qu’il est inutile de juger une décision passée avec les connaissances que nous possédons aujourd’hui. Chaque décision est prise dans un contexte bien précis, avec l’information, les émotions et les contraintes du moment.
Cette réflexion m’a accompagné pendant plusieurs jours. C’est alors que je suis tombé sur le discours de remise de diplômes prononcé par George Saunders à l’Université de Syracuse sur les Failures of Kindness (« les échecs de la bonté »). Son message m’a fait comprendre que les regrets les plus profonds sont peut-être d’une tout autre nature. Selon lui, nos plus grands regrets concernent rarement notre carrière ou nos choix. Ils sont plutôt liés aux occasions où nous aurions pu faire preuve de davantage de bonté envers les autres.
Absorbés par nos préoccupations, nos ambitions ou nos inquiétudes, nous ne voyons pas toujours les besoins des personnes qui nous entourent.
En y repensant, je réalise qu’il m’est arrivé, moi aussi, de manquer de bonté. Plus jeune, l’immaturité y était certainement pour quelque chose. Avec les années, j’ai compris que ces manquements ne disparaissent pas. Ils changent simplement de visage : répondre trop rapidement à quelqu’un, taquiner une personne sans mesurer l’effet de mes paroles ou ne pas être pleinement présent lorsqu’elle en avait besoin. Ces gestes paraissent parfois anodins. Ils ne le sont pas toujours.
Et, si je suis honnête, cela m’arrive encore aujourd’hui. La différence, c’est que j’en prends conscience plus rapidement et que j’essaie, un jour à la fois, d’être une personne un peu plus bienveillante.
C’est pourquoi je ne veux pas laisser passer l’occasion de remercier publiquement ma conjointe, Nadine Laliberté. Merci pour ton soutien, ta compréhension et ta patience pendant toutes ces soirées et ces fins de semaine consacrées à ma préparation. Même lorsque j’ai décidé de mettre fin à mon examen, tu ne m’as jamais jugé.
Tu as simplement été présente, avec cette bonté dont parle George Saunders. Avec le recul, je crois que c’est peut-être ce qui compte le plus.
Bonne fête, Nadine. Merci pour tout ce que tu apportes à ma vie.
Mauvaise nuit ou insomnie ?
Imaginez qu’une entreprise cotée en Bourse ait découvert un traitement révolutionnaire capable de vous faire vivre plus longtemps.
Un traitement qui améliore la mémoire, stimule la créativité, aide à maintenir un poids santé et réduit les risques de cancer, de diabète, de crise cardiaque, d’AVC et même de dépression.
Souhaiteriez-vous acheter l’action ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de débourser un sou pour l’obtenir. Ce « traitement » existe déjà : le sommeil.
Malheureusement, pour plusieurs personnes, dormir n’est pas aussi simple que ça devrait l’être. N’importe qui peut traverser une mauvaise nuit et c’est parfaitement normal. Une période plus stressante, une inquiétude ou un changement de routine peuvent temporairement perturber le sommeil sans qu’il soit nécessairement question d’insomnie.
Mais à partir de quel moment parle-t-on réellement d’insomnie ?
Une règle du pouce souvent utilisée est celle du 30-30-3-3 :
• Plus de 30 minutes pour s’endormir
• Ou plus de 30 minutes pour se rendormir après un réveil nocturne
• Une situation qui survient au moins 3 fois par semaine
• Depuis au moins 3 mois
Lorsque ces critères sont présents, il ne s’agit plus simplement d’une mauvaise passe.
Le plus difficile avec l’insomnie, c’est qu’elle finit souvent par dépasser le cadre de la nuit. Le manque de sommeil peut nuire à la concentration, à la patience, à la gestion des émotions et même à notre manière d’interpréter les événements du quotidien. Certaines personnes deviennent plus irritables ou anxieuses, alors que d’autres se retrouvent coincées dans des ruminations mentales constantes où chaque pensée semble prendre une ampleur disproportionnée. Une mauvaise nuit devient alors la preuve que la suivante sera tout aussi difficile, ce qui alimente graduellement un cercle vicieux où l’anticipation du manque de sommeil devient elle-même une source de stress.
C’est précisément ce cercle que tente de briser la théorie cognitivo-comportementale de l’insomnie, mieux connue sous le nom de TCCI. Considérée aujourd’hui comme l’une des approches les plus efficaces pour traiter l’insomnie chronique, elle vise à modifier certains comportements, habitudes et croyances qui entretiennent le problème.
La portion cognitive s’intéresse notamment aux pensées automatiques qui apparaissent au moment du coucher. Des phrases comme : « Si je ne m’endors pas rapidement, demain sera un désastre » ou « Je dois absolument dormir huit heures » augmentent souvent la pression associée au sommeil et maintiennent le cerveau en état d’alerte.
La portion comportementale, elle, s’intéresse aux habitudes liées au sommeil. Plusieurs personnes restent longtemps éveillées dans leur lit à tenter de forcer le sommeil, ce qui finit parfois par créer une association entre le lit et le stress plutôt que le repos. L’une des approches les plus surprenantes utilisées en TCCI est d’ailleurs la restriction du sommeil. Même si cela semble contre-intuitif, l’objectif n’est pas de dormir moins, mais plutôt de réduire temporairement le temps passé éveillé au lit afin de réapprendre au cerveau à associer le lit au sommeil.
Le sommeil ne se contrôle pas par la force. Bien souvent, mieux dormir commence plutôt par changer la manière dont on pense et agit face au sommeil.
Cette publication est présentée à des fins éducatives seulement. Je ne suis pas spécialiste de cette question. Si vous croyez souffrir d’insomnie, n’hésitez pas à consulter un professionnel qualifié.
Source :
Matthew Walker. Why We Sleep: unlocking the power of sleep and dreams. Scribner, 2018.
Crédit image :
ChatGPT