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S’élever au-delà de nos barrières psychologiques

S’élever au-delà de nos barrières psychologiques

Saviez-vous que jusqu’en 1954, aucune personne n’avait été en mesure de courir un mile (1,6 km) en moins de quatre minutes?

Le record du monde était de 4 minutes et 1 seconde, une marque qui avait été établie neuf ans plus tôt.

Le défi de passer sous la barre des 4 minutes était alors perçu comme étant impossible à relever.

Toutefois, le 6 mai 1954, tout a changé lorsque Roger Bannister a réussi l’impensable en parcourant la fameuse distance en 3 minutes et 59 secondes, brisant ainsi cette importante barrière psychologique.

La bonne nouvelle est que son exploit a inspiré une panoplie de coureurs à tenter leur chance, puisqu’il était maintenant possible d’y croire.

En effet, 46 jours plus tard, John Landy n’a pas seulement couru le mile en deçà des quatre minutes, il a également battu le temps enregistré par Roger Bannister (3 minutes et 57 secondes). Ce n’est pas tout, au cours de la même année, trois autres coureurs ont rejoint ce groupe élite.

En avril 2021, on recensait quelque 1 663 athlètes ayant réussi à courir le mile en moins de quatre minutes, une belle manifestation de l’« effet Bannister » : quand une barrière psychologique tombe, tout devient possible!

Aujourd’hui, je vous invite à porter une attention particulière à votre dialogue intérieur afin de noter vos barrières psychologiques (p. ex. : je suis inintéressant, je suis un perdant, je suis introverti) qui vous empêchent de réaliser vos objectifs. À l’image de Roger Bannister, élevez-vous au-dessus de ces barrières et croyez en vous!

 

Source :

Frontera. The Bannister Effect, 16 juin 2023.

 

Crédit image:   Depositphotos

Une leçon à l’image de Jonathan Marchessault

Une leçon à l’image de Jonathan Marchessault

Le 13 juin dernier, Jonathan Marchessault, l’attaquant des Golden Knights de Las Vegas, a soulevé la Coupe Stanley tout en recevant le trophée Conn-Smythe, remis au joueur s’étant le plus illustré durant les séries éliminatoires. Il remporte ce trophée grâce à sa contribution de 25 points, dont 13 buts. Il termine d’ailleurs au premier rang des buteurs en compagnie de Leon Draisaitl, le joueur-vedette des Oilers d’Edmonton.

Fait à noter, le hockeyeur québécois a dominé la catégorie du plus grand nombre de lancers au but avec un total de 80 rondelles dirigées vers les cages adverses. Son objectif est uniquement d’effectuer des tirs au but sur une base régulière, car le succès réside dans la loi des grands nombres. Plus il lance souvent la rondelle au filet, plus les chances sont élevées de marquer un but.

Nous pouvons donc prendre exemple sur Jonathan Marchessault lorsque vient le temps, notamment, de rédiger des articles, d’inventer des blagues, de générer de nouvelles idées ou de faire des activités de prospection. C’est en misant sur la quantité que la magie opère. Comme dirait Wayne Gretzky, le meilleur pointeur de l’histoire de la Ligue nationale, 100 % des choses qu’on ne tente pas échouent…

 

Crédit image :

Luc Gélinas, RDS, Twitter, 16 juin 2023.

 

 

Aller à la rencontre de votre « futur moi »

Aller à la rencontre de votre « futur moi »

La semaine dernière, j’ai eu la chance de participer à un événement pour souligner la 20e année d’existence d’ÉducÉpargne, un organisme qui sensibilise les Québécois.es à l’importance de l’épargne, que ce soit pour la retraite ou tout autre projet de vie.

Pour l’occasion, un panel d’exception a discuté du rôle des entreprises et des institutions financières dans l’amélioration de la littératie financière au Québec. La bonne nouvelle est que de nombreuses initiatives ont vu le jour pour favoriser le développement de saines habitudes financières. À cet égard, je vous présente une tactique à la fois amusante, originale et efficace pour stimuler l’épargne, soit de vivre une expérience virtuelle de transformation de soi!

Grâce à une application mobile comme AgingBooth, vous pouvez vous projeter dans le futur en voyant une photo de vous à un âge avancé. Selon Hal Hershfield, psychologue et auteur du livre Your Future Self, cette expérience nous fait prendre conscience de l’importance de préparer adéquatement notre avenir financier. En effet, notre « futur moi » est habituellement un concept flou, puisque nous n’avons aucune idée de la nature de nos besoins, de nos intérêts et de nos activités dans un horizon aussi lointain.

D’ailleurs, une expérience a été menée à ce sujet auprès de quelque 50 000 clients de banques au Mexique. Un courriel leur était envoyé dans lequel on leur demandait s’ils souhaitaient verser un montant d’argent dans leur compte personnel de retraite, en soulevant la pertinence d’épargner pour leurs vieux jours. Toutefois, seule la moitié des clients ont pu aller à la rencontre de leur « futur moi ». Cette expérience a été convaincante : en plus d’avoir un taux d’acceptation plus élevé, les clients ayant vu une photo d’eux-mêmes à un âge avancé ont versé en moyenne un montant plus élevé!

C’est donc sans surprise que certaines institutions financières américaines comme Merrill Edge (Face Retirement) et Prudential (Future You) ont introduit ce type d’initiative axée sur l’utilisation du jeu en situation d’apprentissage. C’est ce que l’on appelle la ludification, mieux connue sous le nom anglais gamification. Assurément, au Québec, nous sommes capables d’en faire autant!

Aujourd’hui, je lance un appel à tous ceux et celles qui ont à cœur l’éducation financière et qui ont ce pouvoir de changer les choses : pourquoi ne pas aider la population québécoise à épargner davantage en testant l’idée d’aller à la rencontre de leur « futur moi »?

Pour terminer, je vous donne un avant-goût de mon apparence à l’âge de 80 ans, gracieuseté de l’application AgingBooth!

 

Source :

Hal Hershfield. Your Future Self. Hachette Book Group, 2023.

Crédit image: Depositphotos

 

Faire preuve de créativité en retrouvant son cœur d’enfant

Faire preuve de créativité en retrouvant son cœur d’enfant

Connaissez-vous le principal frein à la créativité?

D’après George Land, spécialiste en la matière, la réponse est le simple fait de vieillir.

En 1968, il a soumis 1 600 enfants âgés de 4 ou 5 ans à un test de créativité. Le résultat a été spectaculaire : le score moyen était de 98 %, un niveau équivalant à celui d’un génie sur le plan de la créativité!

Malheureusement, cette belle créativité s’effrite au fil des ans.

George Land a d’abord répété la même épreuve auprès de tous ces jeunes lorsqu’ils étaient âgés de 10 ans et 15 ans. Ensuite, à la fin de l’expérience, il a fait passer son test à plus d’un million d’adultes âgés en moyenne de 31 ans. Voici un aperçu des résultats :

Jeunes de 10 ans — 30 %

Jeunes de 15 ans — 12 %

Adultes de 31 ans — 2 %

C’est quand même incroyable de constater une telle détérioration de l’imaginaire entre l’enfance et l’âge adulte, n’est-ce pas?

Mais qu’est-ce qui explique un tel constat?

La neurobiologie.

Le développement du cortex préfrontal, une région responsable de différentes fonctions cognitives comme l’attention, la concentration, la planification et le raisonnement, arrive à maturité à 25 ans. Cela veut dire qu’un enfant a peu d’emprise sur sa façon de penser, une bonne nouvelle pour sa créativité. Cette dernière s’exprime d’ailleurs par l’intermédiaire de la pensée dite divergente.

Ce type de pensée consiste à réfléchir de manière non linéaire en mettant l’accent sur la spontanéité pour générer des solutions originales. Par exemple, si je vous demande de nommer une utilisation possible d’un bol de M&M’s, une réponse atypique serait : une prison pour coquerelles!

Aujourd’hui, il est grand temps de renouer avec votre cœur d’enfant pour stimuler votre créativité en élargissant votre vision des choses à l’aide d’une pensée non conventionnelle et d’une posture de non-jugement. Pour ceux que ça intéresse, j’aimerais vous proposer un petit jeu : dans la section Commentaires, nommez une utilisation possible pour ce débouchoir de toilette.

 

Source :

Steve Kotler. The Art of Impossible. HarperCollins Publishers, 2021.

Crédit image :  Depositphotos