Aujourd’hui, je célèbre mes 52 ans.

À certains anniversaires, on pense moins au gâteau qu’au chemin parcouru.

On se demande ce que l’on a construit, ce que l’on aurait fait autrement et quelles décisions ont changé notre vie. On pense aux projets qui ont porté leurs fruits, à ceux qui ont demandé davantage de patience et aux détours qui nous ont finalement conduits là où nous devions être.

Récemment, j’écoutais un épisode de balado dans lequel Morgan Housel, l’auteur de The Psychology of Money, racontait une histoire rapportée par un prêtre qui accompagnait des personnes en fin de vie.

Il avait remarqué que les enfants venus rendre visite à un parent mourant exprimaient souvent leur gratitude de deux façons bien différentes.

Dans les relations plus distantes, les remerciements portaient parfois sur le soutien financier reçu.

Lorsque le lien était profond, l’argent disparaissait complètement de la conversation.

Les enfants disaient simplement :

« Merci d’avoir cru en moi. »

Depuis, je repense souvent à cette phrase.

Dans mes formations, je rappelle que les rendements ne racontent jamais toute l’histoire. Avec le temps, j’ai compris qu’il en allait de même pour la vie.

L’effet d’une parole entendue au bon moment.

La confiance que quelqu’un nous accorde alors que nous ne sommes pas encore tout à fait certains de notre direction.

Le simple fait d’annoncer un nouveau projet sans avoir à convaincre les personnes qui comptent le plus.

En regardant mon parcours, je pense à mes parents.

Ils ont soutenu mon aventure comme copropriétaire du bar Vogue, encouragé ma passion pour l’enseignement et accompagné mes projets d’écriture, qui ont mené à la publication de mes livres.

Et lorsque je leur ai annoncé que je prendrais une année sabbatique en 2027, leur réaction n’a pas été de me demander si cette décision était raisonnable.

Ils étaient heureux pour moi.

Cette confiance m’a accompagné tout au long de mon parcours. Elle m’a permis de prendre des risques, de recommencer, de persévérer lorsque les résultats se faisaient attendre et de croire qu’un chemin différent pouvait tout de même être le bon.

Aujourd’hui, à 52 ans, je mesure ma chance.

Merci d’avoir cru en moi.

Merci, maman.

Merci, papa.