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Carpe diem
Dans son livre The Sweet Spot, le psychologue Paul Bloom relate une mise en situation à la fois originale et amusante qui a été utilisée dans le cadre d’une étude. Elle va comme suit :
Admettons que vous avez la possibilité d’embrasser votre vedette de cinéma préférée une seule fois. Quel montant seriez-vous prêt à débourser et à quel moment souhaiteriez-vous profiter de ce privilège?
D’un point de vue rationnel, on s’attend à ce que les participants soient prêts à payer une somme plus élevée pour recevoir leur baiser le plus rapidement possible. L’objectif étant de maximiser la satisfaction à court terme puisqu’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, d’où l’expression « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». Or, à mon grand étonnement, en moyenne, les personnes sondées offraient la plus importante quantité d’argent pour une période d’attente de trois mois.
Mais qu’est-ce qui explique un tel constat?
En réalité, c’est une question d’anticipation.
En effet, la seule idée de vivre une éventuelle expérience agréable entraîne une libération de dopamine. Cette dernière est un neurotransmetteur du cerveau qui sert à valoriser des plaisirs associés à l’argent, à la nourriture ou à la consommation de drogue, ce qui nous procure un sentiment de bien-être. Alors, pour faire durer le plaisir, ça vaut la peine de patienter un peu.
Pour ma part, le 4 juin 2004, lors d’une soirée au Liquor Store de Québec, j’ai été plutôt impatient en agissant de manière rationnelle…
Même si je ne la connaissais pas beaucoup, j’ai saisi le moment présent en embrassant Nadine Laliberté, qui souligne d’ailleurs aujourd’hui son anniversaire.
Nadine, merci de faire une véritable différence dans ma vie en étant ma principale alliée dans tous mes projets, je suis extrêmement choyé de t’avoir auprès de moi.
On entend souvent l’adage « Derrière chaque grand homme se cache une femme »; pour ma part, je dirais plutôt ceci : « À mes côtés, il y a une grande femme! »
Bonne fête mon amour!
Michel
Source:
Paul Bloom (2021). The Sweet Spot. Ecco.
Ai-je réussi ? Pas encore !
J’ai échoué.
Malheureusement, je n’ai pas obtenu la note de passage à l’examen menant au titre de planificateur financier, une épreuve dispensée par l’Institut québécois de planification financière (IQPF).
Ne vous inquiétez pas, je me porte bien.
De plus, je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre appui à la suite de ma publication intitulée Une chance qu’il y a de l’espoir, partagée en juin dernier. Cela m’a motivé à fournir un effort soutenu jusqu’à la toute fin.
Aujourd’hui, je vous partage trois trucs qui m’ont permis d’aborder la suite des choses avec beaucoup d’optimisme.
1- La règle des cinq minutes
Dans son livre L’équation du miracle, l’auteur Hal Elrod suggère de prendre le temps de composer avec les émotions négatives qui découlent d’un échec. Toutefois, vous n’avez que cinq minutes pour le faire. Cela veut dire que vous avez le droit de chialer, de pleurer, de vous plaindre ou de vous défouler. Mais après le délai imposé, vous devez regarder vers l’avant puisque, de toute façon, vous ne pouvez pas changer la situation. En effet, il est inutile de dépenser de l’énergie à souhaiter que le contexte soit différent. Dès que l’on accepte ce fait, on se sent libéré.
2- Revisiter la question de l’identité
Un jour, un inconnu aborde Bill Russell, une ancienne vedette de basketball de 6 pieds et 10 pouces qui a remporté 11 championnats de la NBA, en lui posant cette question :
« Êtes-vous un joueur professionnel de basketball ? ».
Et Bill Russell a répondu : « Non ».
Surpris par sa réponse, son ancien coéquipier Bill Havlicek lui a alors demandé pourquoi il avait répondu par la négative.
Bill Russell a répliqué ceci : « Être un basketteur, c’est mon travail. Ce n’est pas ce que je suis ».
Dans la vie, vous n’êtes pas défini par votre emploi ou vos accomplissements, mais bien pour la personne que vous êtes. Il ne faut donc jamais se dévaloriser à la suite d’un échec académique, cela n’en vaut pas la peine.
3- La technique du « Pas encore »
Une école secondaire de Chicago a un système de notation plutôt particulier.
Lorsqu’un élève échoue à un cours, au lieu d’indiquer une situation d’échec dans son bulletin, on inscrit la mention « Not yet » ou « Pas encore » en français.
D’après Carole Dweck, professeure à l’Université Stanford, cette façon de faire permet de cultiver un état d’esprit axé sur la croissance, afin de tirer des leçons des expériences et de relever les défis malgré le risque d’échecs. Eh non, un échec n’est pas une mauvaise chose ou une insulte à l’intelligence. Cela fait partie de la courbe d’apprentissage, d’où l’importance de garder le cap vers le but à atteindre.
Alors, je change la première phrase de mon texte, « J’ai échoué », pour « Je n’ai pas encore réussi ».
Afin d’augmenter mes chances de succès, je me suis inscrit au Certificat en planification financière, un programme offert par l’Université TÉLUQ. Mon objectif est de reprendre l’examen d’ici les deux prochaines années. Assurément, le meilleur est à venir !
Sources :
Carole Dweck (2010). Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite. Pierre Mardaga Éditeur.
Hal Elrod (2019). L’équation du miracle. First Editions.
The Daily Coach (2022). The 3 Bill Russell Quotes We Need, 1er août.
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Quelques trucs pour accepter les compliments
Sans contredit, le fait de recevoir des compliments me rend mal à l’aise. Chaque fois que l’on m’en fait, cela me gêne et j’ai envie de disparaître. Voilà pourquoi j’ai tendance à minimiser les compliments avec des phrases telles que « Ce n’est rien », « Je n’ai fait que mon travail » ou « J’ai été chanceux ». Le problème est que je ne prends pas le temps de reconnaître la marque de gentillesse et, surtout, que je ne semble pas heureux du beau cadeau que la personne me fait. Heureusement, Vanessa Van Edwards, spécialiste du comportement humain, suggère trois conseils fort pertinents pour nous aider à accepter les compliments.
1— Dire simplement merci
Si quelqu’un vous fait un compliment, dites simplement merci. Ainsi, vous exprimez votre gratitude en prenant conscience que la personne a pris le temps de vous dire quelque chose de gentil. Acceptez et savourez le moment.
2— Dédramatiser grâce à l’humour
Admettons que vous êtes mal à l’aise après qu’une personne vous ait encensé devant un groupe d’individus, vous pouvez atténuer l’inconfort en recourant à l’humour. Voici quelques exemples de commentaires que vous pourriez faire : « Tu me feras penser de t’envoyer un chèque », « Je l’ai payé pour dire cela » ou « C’est moi qui ai écrit son texte ».
3— La technique du « J’en veux plus »
Dans le même ordre d’idées que le point précédent, l’objectif ici est d’utiliser l’humour. On mise sur l’exagération en demandant d’autres éloges avec une touche de plaisanterie. En voici un exemple :
Votre supérieur : « Bravo, votre présentation était impeccable. Vous avez respecté le plan d’action et vous avez été en mesure de répondre adéquatement aux objections du client potentiel. »
Vous : « Merci, c’est très gentil. Mais ne vous arrêtez pas là. Vous pouvez également mentionner que je suis doué avec le logiciel Power Point, que je suis parfaitement bilingue et qu’en plus, mon parfum sent très bon! »
Si, comme moi, vous avez de la difficulté à accepter les compliments, je vous invite à utiliser l’un des trucs mentionnés précédemment la prochaine fois qu’on vous jettera des fleurs!
Source:
Vanessa Van Edwards (2022). What to Say When Someone Compliments You…and keep it non awkward. YouTube, 19 juillet.
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Pour le meilleur et pour le bonheur
Un jour, Tim Maurer, un auteur, conférencier et conseiller financier, a dit ceci :
« Personal finance is more personal than it is finance. »
Cela veut dire que lorsque vient le temps de prendre une décision financière, nous allons au-delà de la pensée analytique et tenons aussi compte de notre ressenti. À cet égard, l’économiste Irvin Fischer avançait que nous utilisons l’argent principalement pour les trois raisons suivantes : faire du commerce et des investissements, acheter des biens et des services et éprouver du plaisir.
Sur ce dernier point, cela explique pourquoi certains couples de futurs mariés n’hésitent pas à investir beaucoup d’argent pour organiser un mariage mémorable. Quand on y pense, d’un point de vue strictement financier, il serait logique de dépenser le moins d’argent possible puisque le mariage est un événement qui ne dure qu’une journée. Mais c’est justement en raison du bonheur que procure cette célébration que les fiancés ne lésinent pas sur les moyens pour rendre l’expérience unique en son genre.
Eh bien, le 2 juillet dernier, j’ai eu la chance d’être célébrant au mariage de mes amis Catherine Lord et Vincent Corriveau. De toute évidence, ils ont mis le paquet pour rendre cette journée inoubliable; tout était parfait!
Ma conjointe Nadine Laliberté et moi-même tenons à les remercier chaleureusement pour ce magnifique week-end, nous sommes très choyés d’y avoir participé!
On vous souhaite que le meilleur et du bonheur à profusion!
Source :
Ben Carlson (2022). Investing in Home Renovations vs. Investing in Stocks. A Wealth of Common Sense, 22 juillet 2022.